TEXTES
STÉRÉOTYPE(S)
2025
BIENVENUE
DANS VOTRE ÉPOQUE
Bienvenue
dans votre époque !
On
fait quoi pour vous aujourd’hui ?
Bienvenue
dans votre époque !
Demain
s’invente ici
Bienvenue
dans votre époque !
Tout
est permis
Bienvenue
dans votre époque !
Et
vos envies prennent vie…
Il
faut :
Hygiéniser
la vie
Propager
des fausses nouvelles
Enseigner
l’idéologie
Ruiner
la vie personnelle
Se
créer un ennemi
Créer
la frustration sexuelle
Détruire
la pulsion de vie
Pratiquer
une langue nouvelle
Bienvenue
dans votre époque !
Venez,
venez, venez, venez comme vous êtes !
Il
faut :
Supprimer
la beauté
Parler
une langue unique
Effacer
le passé
Supprimer
les classiques
Abolir
la vérité
Psychiatriser
la pensée critique
Construire
un réel fictionné
Industrialiser
la production artistique
Be
stupid !
Just
do it !
Il
faut :
Réécrire
l’histoire
Administrer
l’opposition
Inventer
la mémoire
Abaisser
l’instruction
Se
réjouir des fêtes obligatoires
Uniformiser
l’opinion
Dissimuler
le pouvoir
Utiliser
le progrès pour assurer la domination
Bienvenue
dans votre époque !
Venez,
venez, venez, venez comme vous êtes !
À PART LA DROITE, IL N’Y A
RIEN QUE JE MÉPRISE AUTANT QUE LA GAUCHE
Tourner à gauche
Puis, tournez à droite
Tourner à gauche
Puis, tournez à droite…
Vu que ma gauche est
maladroite
Et que ma droite est un peu
gauche
Tout juste à droite de
l’extrême gauche
Je fais le jeu de l’extrême
droite
À part la droite
Il n’y a rien que je méprise
autant que la gauche
À part la droite
Il n’y a rien que je méprise
autant que la gauche
Turn to the right
Turn to the left
Turn to the right
Turn to the left…
Et je tire sur des types de
droite
Je suis payé par l’extrême
gauche
Je soigne ma droite et
l’arme à gauche
Tant que tout ça mouille
l’extrême droite
À part la droite
Il n’y a rien que je méprise
autant que la gauche
À part la droite
Il n’y a rien que je méprise
autant que la gauche
CHAQUE
JOUR EST UNE CHANCE
Sortez
du rang
Tout
ce qu'il faut pour vous distraire
Demandez
plus à votre argent
On
ne peut pas être plus clair
Rien
que l'instant présent
Que
reste-t-il à l’impossible ?
Vous
n'imaginez pas ce qui vous attend
Le
rêve est accessible
Chaque
jour est une chance
Il
y a ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas
Ça
se passe comme ça
Le
futur maintenant
Assurément
humain
Roulez
avec votre temps
Le
pouvoir est entre vos mains
Et
vous, le changement c’est pour quand ?
Sortez
du rang, sortez du cadre
Je
suis zen, je suis attirant
Que
reste-t-il à l’incroyable ?
Chaque
jour est une chance
Il
y a ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas
Ça
se passe comme ça
Et
vous dans tout ça ?
Sortez
du rang !
Sortez
du rang
Vous
allez vous aimer
Demandez
plus à votre argent
On
ne peut qu’adhérer
Vous
n’imaginez pas ce qui vous attend
Sortez
du rang, faites-vous remarquer
Pensez
différent
Devenez
qui vous voulez
Chaque
jour est une chance
Il
y a ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas
Ça
se passe comme ça
Et
vous dans tout ça ?
Sortez
du rang !
NOUS,
ARTISTES…
Nous ne
sommes pas dupes !
Nous, artistes, technicien·ne·s, aut·eur·rice·s, de tous ces métiers de
la culture, précaires ou non, sommes absolument concerné·e·s par cette
mobilisation historique.
Nous ne sommes pas dupes !
Nous continuerons à nous indigner, plus fort, plus
souvent, plus ensemble.
Nous ne sommes pas dupes !
Nous, écrivain·e·s, musicien·ne·s, réalisa·teur·trice·s, édit·eur·rice·s,
sculpt·eur·rice·s, photographes, technicien·ne·s du son et de l’image,
scénaristes, chorégraphes, dessinat·eur·rice·s, peintres, circassien·ne·s,
comédien·ne·s, product·eur·rice·s, danseu·r·se·s, créat·eur·rice·s en tous
genres, sommes révolté·e·s par la répression, la manipulation et
l’irresponsabilité de ce gouvernement à un moment si charnière de notre
histoire.
Nous ne sommes pas dupes !
Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de
l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit et soutenir
celles et ceux qui luttent dans la rue depuis des mois.
Rien n’est écrit. Dessinons un monde meilleur.
L’AMOUR ET L’ALCOOL
Quand je n’ai pas bu je ne veux voir personne,
Et quand j’ai bu plus personne ne veut me
voir,
À part peut-être toi mon aimable personne,
Mais que nous reste-t ’il à part s’aimer et
boire ?
L’amour et l’alcool…
Si tu savais comme je t’aime quand je suis
saoul !
Profite bien quand même ça ne sera pas la
même,
Quand demain matin aux trente-sixième dessous,
Je supputerai qu’entre nous, y’a comme un
problème
D’amour et d’alcool…
C’est l’homme qui prend le verre
Et le verre qui prend le verre
Et le verre qui prend la femme
Et la femme qui prend le verre
Et le verre qui prend le verre
Et le verre qui prend l’homme
Ça y est c’est l’amour fol !
Peut-être un peu trop rock’n’roll…
Cela dit sans le vin il n’y aurait pas autant
d’amour,
Tu t’es vue quand j’ai bu ? T’as
vu ? Tu m’as vu quand t’as bu ? J’ai bu ?
Tu t’es bue quand t’as vu ? Tu m’as bu
quand j’ai vu ?
Cela dit sans l’amour il n’y aurait pas autant
de vin jusqu’au jour…
Où l’amour et l’alcool
Ne s’aimeront plus d’amour, mais d’alcool…
C’est la femme qui prend le verre
Et le verre qui prend le verre
Et le verre qui prend l’homme
Et l’homme qui prend le train
Et le train qui prend l’azur
Et l’azur qui prend la femme
Et la femme qui prend le mur
Et le mur qui prend l’homme
Ça y est c’est l’amour fol !
C’est l’homme qui prend le verre
Et le verre qui prend le verre
Et le verre qui prend la femme
Et la femme qui prend le train
Et le train qui prend l’azur
Et l’azur qui prend l’homme
Et l’homme qui prend le mur
Et le mur qui prend la femme
Ça y est c’est l’amour fol !
Peut-être un peu trop rock’n’roll…
ALLEZ, FAIS
DONC UN GESTE POUR TA PLANÈTE !
On danse
sur un volcan, qui gronde
C’est quand
déjà, c’est pour quand, la fin du monde ?
Sur le
Piton de la Fournaise
On s’en
dit, on s’en dit, des fadaises
On s’cause,
on s’cause, on s’indispose
On s’dit
pute, on s’dispute
Le long du
Gros Piton Rond
Gros Piton
Gros Piton Gros Piton Rond
Et y’a des
cosmonautes chinois qui mangent du couscous
sur
Hollywood Boulevard !
Et des
zombies hermaphrodites qui reniflent
des huîtres
anxiolytiques !
C’est cool
Hypercool
Le monde
s’écroule
Mais la vie
s’écoule…
Allez fais
donc un geste pour ta planète
Et balance
ta soupe dans les musées sur internet
Et si tu ne
le fais pas pour ta planète
Fais-le au
moins pour l’argent !
(Dans cinq
secondes vous pourrez ignorer cette publicité
Mais ce que
l’on ne peut pas ignorer c’est le changement climatique)
Et y’a des
matches de catch entre la moustache
de
Nietzsche et le slip de Karl Marx !
Et des
drones drolatiques qui nous donnent
des ordres
anachroniques !
Allez fais
donc un geste pour ta planète
Et balance
ta soupe dans les musées sur internet
Et si tu ne
le fais pas pour ta planète
Fais-le au
moins pour l’argent !
Allez fais
donc un geste pour ta planète
Et balance
ta soupe dans les musées sur internet
Et si tu ne
le fais pas pour ta planète
Fais-le au
moins pour l’argent !
Allez moi
j’me jette dans le volcan.
TAVUSKILADI !
As-tu bien voté ?
As-tu bien milité contre les
inégalités
Tout en foutant tes gosses
dans le privé ?
As-tu bien prouvé ton
inclusivité ? Ta fluidité ?
As-tu bien pensé ?
As-tu bien pensé à contacter
la police de la pensée ?
Pour ta santé !
C’est bien !
« J’aime bien la
viande, le fromage, et le bon vin français ! »
Non mais TAVUSKILADI !
Il est vraiment tout
moisi !
Non mais TAVUSKILADI !
C’est vraiment qu’un gros
nazi !
Non mais TAVUSKILADI !
En plus il l’a même
écrit !
Non mais TAVUSKILADI !
Il est vraiment tout
moisi !
« L’empire du Bien
triomphe, il est urgent de le saboter ! »
« L’époque est une tête
à claque qu’il m’est de plus en plus agréable de gifler ! »
Non mais TAVUSKILADI !
C’est vraiment qu’un gros
nazi !
Non mais TAVUSKILADI !
Il est vraiment tout
moisi !
Non mais TAVUSKILADI !
En plus il l’a même
écrit !
Non mais TAVUSKILADI !
Pour 30 jours il est
banni !
« Sur ce sujet, comme
sur pas mal d’autres, en toute humilité, je dois progresser ! »
JE SUIS DONC UN VIEUX MÂLE BLANC…
Je suis donc un vieux mâle blanc
Objet quelconque et décadent
Alors forcément, forcément
Ben…j’ai le pouvoir et l’argent
J’aime les petits culs de vingt-cinq ans
Du haut de mes cinquante ans
Je suis la plaie de l’occident
Je n’en ai plus pour très longtemps
Même mon humour est abscons
Il est évidemment sexiste
Épinglé sur le mur des cons
De l’amour néoféministe
Pourquoi faudrait-il que je bande ?
Ce n’est plus d’actualité
Il vaudrait mieux que je me pende
Au gibet de ma blanchité
Ou que je me mette en orbite
Si je ne suis qu’un agresseur
Avec le démon qui m’habite
Ma sœur songe à la douceur
Et puis vas-y balance ton porc
Prépare le goudron et les plumes
Je suis déjà à moitié mort
Alors, je reprends la plume…
Honni soit qui mâle y pense !
C’est vrai mes désirs font désordre
Dans la communauté qui vient
Couvert de honte et d’opprobre
Le mâle est l’ennemi du Bien
Mais comment veux-tu que je fasse ?
Si tu ne veux plus que je te touche
A deux clics d’une éjac face
J’ai un pistolet dans la bouche
Au fond du patriarcacat
Sus au phallus sus au phallus !
Ô toi que j’eusse aimé t’as qu’à
T’as qu’à sucer le consensus
Promenons-nous dans les clichés
Je suis une ordure, un sale type
Pour mourir vaut mieux se cacher
Je ne suis qu’un stéréotype
Même si mon cœur est en croisade
Il vaut mieux que je me l’arrache
Quand sous le tien y’a la grenade
Sous la mienne y’a la kalash
Honni soit qui mâle y pense !
Il faudrait que je me réveille
Je suis au bord du précipice
Et que je m’ouvre à la merveille
Mais non voilà ça y est je glisse
Et je retombe dans le vieux monde
Et ma poésie d’un autre âge
Et mes idées nauséabondes
Ma nostalgie mes dérapages
Sont dans les poubelles de l’histoire
Il faut que je paie pour mes ancêtres
Ma galanterie sur le trottoir
Mon être mâle et mon mal-être
On ne peut pas être et avoir été
Bercé par la culture du viol
Sus à la masculinité !
Ma parole c’est du vitriol…
Honni soit qui mâle y pense !
TES SELFIES, TA STORY
Tes selfies
Tes selfies
Ta story
Tes amis
Tes goûts et tes couleurs
Tes dégoûts tes coups de cœur
Ton chanteur préféré
J’en ai passé des heures à filer ton profil
A défiler le fil de ton flow d’existence
Tes photos de vacances
Et tes seins qu’on devine
Au bord de la piscine
Je ne t’aimerai pas
J’en sais déjà trop sur toi
Je ne t’aimerai pas…
Ton réseau
Ton réseau
Ta promo
Tes follows
Tes hashtags et tes tweets
Tes tags et tes retweets
Tes petits posts écolos
Tes enfants qui grandissent
Tes parents qui vieillissent
Oui j’ai vu ton chanteur préféré il est mort
Ton actu
Ton statut
Et ton cul
(Combien de vues ?)
Sur la plage
En partage
Je ne t’aimerai pas
J’en sais déjà trop sur toi
Je ne t’aimerai pas…
Pourquoi je vois ça, moi ?
Pourquoi je vois ça, moi ?
Pourquoi je vois ça ?
Tes selfies
Tes selfies
Ta story
Tes amis
Et déjà ma jalousie…
Je ne t’aimerai pas
J’en sais déjà trop sur toi
Je ne t’aimerai pas…
PHOBE
Phobe, je suis phobe
Phobe, je suis phobe
Phobe, je suis phobe
Phobe, je suis phobe
HOMO CLAUSTRO XÉNO
Phobe, je suis phobe
JUDÉO LESBIANO
Phobe, je suis phobe
ISLAMO VÉGÉTO
Phobe, je suis phobe
AGORA GÉRONTO
Phobe, je suis phobe
(C’est une peur
irraisonnée !)
LGBTO GROSSO
ARACHNO VÉGANO
BI BI BOBO BIO
CLIMATO COLLAPSO
Phobe
VOMI TRANS HÉTÉRO
EGO HANDI PUTO
EURO NÉGRO ZOO
CHRISTIANO ANTHROPO
Phobe
GAY GAY GAY TOURISTO
GLOTTO NÉO PHOBO
HOMO CLAUSTRO XÉNO
JUDÉO LESBIANO
Phobe
ISLAMO VÉGÉTO
AGORA GÉRONTO
LGBTO GROSSO
ARACHNO VÉGANO
Phobe, je suis phobe
Phobe, je suis phobe
PHOBO PHOBO PHOBO PHOBO
Phobe, je suis phobe
Phobe, je suis phobe
(C’est une peur
irraisonnée !)
ZOMBIE ZOMBIE
Je ne ressens plus vraiment le goût des choses
de la vie
Alors donnez-moi quelque chose qui me fasse
envie
Fais donc un peu de sport, qu’on me dit !
Essaie l’amour aussi !
Mais scotché
A mon smartphone
Je prends le bus
Dans la gueule
Même pas mal
Tout est si normal
Même pas mal
Tout est si normal…
Je vais faire la révolution depuis mon lit
Et changer la constitution en postant des
conneries
Mais rendez-moi d’abord ma connexion wifi
Que je puisse enfin regarder ma nouvelle série
Et scotché
A mon smartphone
Je prends le bus
Dans la gueule
Même pas mal
Tout est si normal
Même pas mal
Tout est si normal…
Il y a de la mort dans la vie
Et de la vie dans la mort aussi
Lis donc un peu de poésie, qu’on me dit !
Et va donc voir un psy !
Mais scotché
A mon smartphone
Je prends le bus
Dans la gueule
Même pas mal
Tout est si normal
Même pas mal
Tout est si normal…
LES PASSIONS TRISTES
Dans mon jardin je cultive des passions
tristes
Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Je vais mourir un jour et cela m’attriste
Pourquoi donc suis-je né ?
Demain aujourd’hui sera déjà hier
Angoisse atroce du temps qui passe
Et tout ce vide qu’il y a dans la matière
Comme tout cela me dépasse…
Alors tous les samedis après-midi
Je vais casser du flic !
Tous les samedis, viens si ça te dit
À la place de la République !
Parce qu’enfin moi je moi je suis un artiste
Et mon succès qui ne vient pas
C’est la faute aux juifs et aux capitalistes
On ne me la refait pas…
Alors tous les samedis après-midi
Je vais casser du flic !
Tous les samedis, viens si ça te dit
À la place de la République !
Le silence éternel de ces espaces infinis
m’effraie !
En plus de ça à Paris y’a rien à faire
Mis à part faire du mal aux mouches
Ça je sais bien faire alors autant défaire
Le vieux monde qui louche…
Alors tous les samedis après-midi
Je vais casser du flic !
Tous les samedis, viens si ça te dit
À la place de la République !
(Et ça va déjà beaucoup mieux !)
L’HOMME DÉCONSTRUIT
Je suis l’homme déconstruit
Suis l’homme déconstruit je
L’homme déconstruit je suis
Déconstruit je suis l’homme
Construit je suis l’homme-dé
Truie je suis l’homme des cons
Je suis l’homme déconstruit
Vous n’aurez pas ma haine !
Je suis l’homme déconstruit
Je ne fais plus partie du
problème !
Je suis l’homme déconstruit
Je ne fais plus partie du
problème !
Je suis l’homme déconstruit
Truie je suis l’homme des cons
Construit je suis l’homme-dé
Déconstruit je suis l’homme
L’homme déconstruit je suis
Suis l’homme déconstruit je
Je suis l’homme déconstruit
Vous n’aurez pas ma haine !
Je suis l’homme déconstruit
Je ne fais plus partie du
problème !
Et cul par-dessus tête
En tête à queue
Sans queue ni tête
Je suis l’homme tronc
Je suis l’homme queue
Je suis l’homme tête !
Mais…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Rome ne s’est pas défaite en un jour…
Et cul par-dessus tête
En tête à queue
Sans queue ni tête
Je suis l’homme tronc
Je suis l’homme queue
Je suis l’homme tête !
Mais…
POUR VIVRE HEUREUX VIVONS
CACHÉS
Il paraît qu’on ne peut plus
rien dire
Mais bon en privé, on se rattrape
Il paraît qu’on ne peut plus
rire
Avec n’importe qui sinon, ben
ça dérape
Je suis chez moi je fais ce
que je veux
Tranquille, je fais la nique
(Avec toi mon amour c’est
merveilleux)
À tous ces fous furieux qui
nous expliquent
que le privé c’est
politique.
Heureux
Pour vivre heureux
Vivons cachés
L’autre soir à dîner j’avais
des amis
Ben je n’en ai plus.
Heureux
Pour vivre heureux
Vivons cachés
Heureux
Pour vivre heureux
Vivons cachés
Quand on voit ce que l’on
voit et qu’on entend ce qu’on entend
On a raison de penser c’qu’on
pense
Mais quand on dit ce que
l’on voit et que l’on voit ce que l’on dit
A-t ’on raison de penser ce
que l’on dit, et de dire ce que l’on pense ?
Mais je vais en rester là et
je ne dirai pas tout bas
Ce que je pense tout haut
Car si tel était le cas
Je ne passerais pas dans vos
radios
Et ça serait dommage
Heureux
Pour vivre heureux
Vivons cachés
Heureux
Pour vivre heureux
Vivons cachés
SANS MOI
LE CENTRE COMMERCIAL
20H00
Tu l’as voulu tu l’as ton mec
TEL QUEL
FUMER TUE
Il ne faut pas paraît-il mais c'est mon usage,
Je sais ce que ça fait, ouais t'inquiètes demain j'arrête,
Je ne voudrais pas nuire à mon entourage
Mais c'est comme à l'accoutumée
Ma volonté s'envole en fumée
J'en meurs d'envie, j'en meurs, je sais ...
Ça va !
Qu'on ne me dérange pas !
Je sais que c'est écrit là
C'est un matin si tranquille j'allume une autre cigarette,
La vie ne vaut, paraît-il, que si elle est dangereuse,
Je sais ce que ça fait, ouais t'inquiètes demain j'arrête,
Je ne la voudrais pas lente et douloureuse
Mais c'est comme à l'accoutumée
Ma volonté s'envole en fumée
J'en meurs d'envie, j'en meurs, je sais ...
Qu'on ne me dérange pas !
Je sais que c'est écrit là